Chapitre 12
Il faisait nuit. Jenna attendait avec impatience le retour de sa mère. Mais lorsque celle-ci revint, elle lui dit :
- Jenna, prépare vite les bagages avec moi. On part tout de suite.
- Pourquoi doit-on préparer les bagages, maman ? Il suffit de laisser ce travail aux domestiques.
- Il ne faut jamais compter sur les autres. Et dépêche toi. Nous devons quitter ces lieux avant l’aube.
- Pourquoi maman ?
- Cesse de jaquasser et suits moi.
- D’accord... murmura Jenna en faisant la moue. Mais on doit revenir. J’ai pas encore dit aurevoir à Mélanie, Mary, Jessica…
- Arrête de trainer, lui coupa sa mère. On a pas assez de temps. Il vont débarquer dans un instant.
Elle prit les valises et courut vers sa BMW qu’elle démarra en poussant sa jeune fille dans la banquette arrière. La femme jeta ses longs cheveux noirs derrière ses épaules. « Dès qu’on arrive en ville, je les ferais couper. » dit-elle en conduisant la voiture.
- Maman, j’ai oublié Betty ! Cria sa fille.
- Je t’achèterai une autre poupée.
- Non ! Je veux Betty et pas une autre ! na !
- Tais toi ! Repondit-elle d’un ton sec. Elle prit son telephone portable, le tout nouveau modèle sorti de chez Motorola et composa le numéro de British Airlines.
- Allo ? Je voudrait réserver deux billets d’avion pour Tokyo. Merci, dit-elle.
- Quel est votre nom ? Demanda une voix chaleureuse et acceuillante.
- Ying. Ying Weng Bing.
- D’accord. Deux billets pour Tokyo sous le nom de Ying Wen Bing. Heu... Vous venez de les réserver tout à l’heure.
- Ah. Bon. Aurevoir. Elle racrocha.
8 ans après, Jenna se reveilla dans son lit, à Shanghai. Elle se leva, se regarda dans la glace et dit :
- Bonjour Mei Li. Tu as bien dormit ? Moi ça va. C’est depuis une semaine que je fais le même rêve.
Jenna prit son ange et lui enfila son nouveau costume qu’elle venait de terminer la veille. Le costume allait à Mei Li à merveille. Elle sourit, et posa delicatement sa poupée sur son bureau. Hier, son médecin traitant et confident lui avait parlé d’un coup qui se préparait. La deus l’avait su quelques jours plus tot. Elle s’en souvenait parfaitement. Elle avait ouvert la fenêtre située à la droite de son lit, tendu sa main dehors pour toucher les fleurs de cerisiers en face. Puis, tout d’un coup, une flêche fila droit devant elle qu’elle attrapa de sa main gauche et déroula le morceau de papier fixé dessus. Elle avait lu :
La gagnante du combat de cet après midi sera la première victime.
Signé l’assassin de votre père.
L’auteur était assez malin pour avoir découpé les lettres dans les journaux et magazines, d’après les recherches effectuée par Jenna, les journaux étaient ordinaires. Elle avait participé au combat et la gagnante n’était autre que la fille de son maître, Misaki Suzuhara. Donc, Jenna s’était mis en tête de tout faire pour la protéger. C’était aussi pour cela qu’elle avait mentit à son médecin d’aller voir un psychiatre. Ses personnalités multiples allaient lui être d’un grand secours. A condition qu’elle sache les controler. Ce qui n’arrive pas souvent. Son médecin s’était souvent moqué d’elle à cause de cela. Ce qui la rendait très mal à l’aise. « Aujoud’hui, le match d’Angelic Layer va opposer Singapour à la Corée du Sud. Le combat sera très interressant et long. Les championnes sont de redoutables adversaries. » pensa Jenna. Elle descendit les escaliers de sa maison et entra dans la cuisine où elle chauffa du lait et le but d’une traite. Après, elle ouvrit la porte d’un coup de pied et sortit de sa résidence. Jenna appela un taxi. Elle y entra, celui-ci démarra. Il partit vers le lieu du match.
***
Misaki grimpa les escaliers quatre à quatre, l’ascenceur était hors d’état de marche et courut dans sa chambre. Elle avait oublié de prendre l’appareil photo. Aujoud’hui elle allait voir le combat d’anges au centre ville. Sa mère l’attendait en bas avec ses amis. Shoko était partie à l’aube pour les derniers préparatifs avant de commenter le match. Hier, elle avait dit à Misaki que celle-ci avait beaucoup grandit. D’ailleurs, elle avait rattrapée Tamayo. Mais son amie n’avait pas l’air réjouit d’être dépassée par Misaki.
- Misaki dépêche toi! lui cria Tamayo.
- T’inquiètes pas, dit Kotaro en lui donnant une tape dans le dos. Elle a beaucoup grandit. Maintenant elle doit courir aussi vite que l’éclair.
- Ouai. Et elle ne sera plus en retard pour vos rendez-vous secrets. Répondit Tamayo en étouffant un rire.
- Ha ! Ha ! Ha ! Très drole.
- J’arrive ! Cria Misaki.
Elle redescendit les escaliers et donna l’appareil à sa mère qui appela un taxi en secouant sa main. Ils partirent alors pour l’arène.
A suivre...